01/02/2017

Pollution : n’instrumentalisons pas les entreprises

Genève, son lac, son jet d’eau et son … stratus, celui qui plombe le moral des Genevois de novembre à février et qui est devenu une nouvelle source d’inspiration pour une partie de la classe politique locale. Ainsi, comme nous l’apprend la Tribune de Genève du week-end, le Grand Conseil débat actuellement d’une motion intitulée « Genève vaut bien Paris », qui propose d’imposer des restrictions de circulation pour purifier notre air genevois. Et ce projet n’est pas isolé ; il suffit de consulter l’ordre du jour du Parlement.

Boostés par les mesures antipollution prises dans de grandes agglomérations françaises, des députés d’ordinaire peu enclins à citer nos voisins étrangers en exemple nous expliquent aujourd’hui comme il serait bon pour notre santé de renforcer notre dispositif anti-pollution en s’inspirant de la France. Faut-il ou pas durcir un dispositif anti-pollution déjà plus sévère que les normes européennes, quand il ne va pas au-delà des recommandations de l’OMS ? C’est une question dont on peut discuter, données scientifiques à l’appui.

Mais, en réalité, la pollution atmosphérique n’est ici qu’un prétexte pour attaquer le bouc émissaire qu’est devenu le travailleur pendulaire, en particulier s’il n’est pas genevois et qu’il se déplace en voiture. On relèvera aussi que les auteurs de ces motions entendent transformer les entreprises en agents de l’Etat : les patrons devraient annoncer à l’autorité tous les employés concernés, indiquer les plaques d’immatriculation des véhicules utilisés au mépris de la protection des données, voire même s’occuper du prélèvement de cette taxe.

Taxer les travailleurs extérieurs pour qu’ils aient le droit de venir travailler à Genève, transformer les patrons en délateurs ou, comme le prévoit un autre projet, taxer les entreprises qui mettent à disposition des places de parking pour leurs employés : toutes ces idées sont absolument indéfendables pour une économie genevoise qui – de toute son histoire – n’a quasiment jamais pu fonctionner avec la seule main d’œuvre locale.

 

23/01/2017

FORTA : une alliance de plus en plus large

Le camp des partisans à la création du fonds qui va permettre à la Suisse d’améliorer son réseau de transport pour les routes nationales et les agglomérations se renforce de jour en jour.

De nombreux élus verts et socialistes et non des moindres (Nuria Gorrite, Daniel Brélaz, Didier Berberat, Claude Hêche, Stéphane Rossini, Manuel Tornare, entre autres) ont décidé de le soutenir. L’alliance en faveur d’une paix des transports et d’une vraie complémentarité entre le rail et la route s’élargit et c’est très réjouissant pour le bien de tous les citoyens.

Ce fonds FORTA est indispensable pour réaliser plusieurs projets dans notre région, qu’il s’agisse de l’élargissement de l’autoroute entre Coppet et Nyon, de nouvelles lignes de trams et éventuellement, de la Traversée du Lac que les électeurs ont largement soutenue en votation l’an dernier. C’est la seule solution pour supprimer les bouchons sur les autoroutes et alléger le trafic routier dans les villes. Dans ces conditions, les arguments des rares adversaires, qui nous promettent des déserts de béton et de goudron, sont tellement excessifs qu’ils en deviennent insignifiants.

09/05/2016

Traversée du lac : bouclons la boucle

traversée du lac, mobilité, circulation, transports,trafic, bouchons, IN 157, votations, embouteillages, Aux côtés de la quasi-totalité des partis politiques, les associations économiques genevoises sont mobilisées comme jamais en faveur de la Traversée du lac, qui sera soumise au vote dans un mois (IN 157 – OUI à la Grande Traversée du Lac). L’engagement des entrepreneurs sur le terrain doit être massif car, le 5 juin, le sort d’un des plus grands projets d’infrastructure de Genève sera scellé. La grande Traversée du Lac est capitale pour que la circulation à Genève ne soit plus un cauchemar pour les professionnels. Plus encore, elle améliorera la qualité de vie de l’ensemble des Genevois.

Les entreprises perdent chaque année des milliers d’heures dans les embouteillages au détriment de leur rentabilité, de leurs employés toujours plus stressés et des clients qui voient la facturation des déplacements s’envoler. En complément du prochain élargissement de l’autoroute de contournement, la Traversée du Lac permettra de boucler le périphérique autoroutier et donc de sortir du centre les véhicules qui ne font qu’y transiter. La durée des déplacements entre les deux rives sera fortement réduite ; on gagnera ainsi au moins 30 minutes pour aller d’Hermance à Coppet. Aux heures de pointe, les gains de temps seront encore plus importants.

En termes de circulation, les avantages du bouclement autoroutier sont évidents. Mais l’enjeu du 5 juin va au-delà. En effet, canaliser le trafic sur la ceinture autoroutière libérera de la voirie au centre du canton, ce qui permettra de rendre les transports publics plus rapides, de réaménager de l’espace en faveur de la mobilité douce et de créer de nouveaux espaces publics. L’initiative 157 en fait même une exigence, tout comme elle prévoit que l’Etat s’appuie sur cet ouvrage pour aménager les rives en concertation avec les communes.

Développer l’ensemble des modes de transports est une nécessité vitale pour Genève, car la demande de déplacement continuera à augmenter (+ 22% d’ici à 2030). Nous devons prendre aujourd’hui nos responsabilités pour ne pas laisser à la génération qui nous suivra un canton paralysé par les embouteillages.