18/10/2018

Cointrin, un développement durable

cointrin.jpgGenève Aéroport vient de présenter son troisième rapport sur le développement durable. Ce document livre des informations factuelles très riches en enseignements. À la veille de l’adoption par le Conseil fédéral du plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA) et de débats parlementaires puis populaires genevois, il vaut la peine de rétablir les faits face aux contre-vérités et affirmations erronées qui circulent de plus en plus.

La recherche constante d’équilibre entre les impératifs environnementaux, sociaux et économiques est une préoccupation réelle des dirigeants de l’aéroport, qui se traduit par des investissements conséquents. Plus de trente millions ont ainsi été dépensés ces deux dernières années afin d’améliorer l’empreinte environnementale de l’aéroport. Genève Aéroport compense toutes ses propres émissions de CO2 par l’achat de certificats d’émissions reconnus par les plus hautes instances internationales. Un contrat sans précédent a été passé avec SIG afin d’installer plus de 55 000 mètres carrés de panneaux solaires sur les toits et façades de l’infrastructure. En 2025, l’aéroport sera raccordé à Genilac (système de pompage des eaux du lac qui permettra de se fournir en énergies renouvelables) et du coup, il ne recourra plus aux énergies fossiles afin de se chauffer, de s’éclairer et de se refroidir.

Last but not the least, l’aéroport, grâce au PSIA, réduira son empreinte sonore à l’horizon 2030. Cet accord historique entre le canton et la Confédération devrait être adopté cet automne. Sur le plan économique, l’aéroport est un acteur important, qui accueille près de 11 000 collaborateurs et génère pas moins de 4,1 milliards de plus-value pour la région.

Le triptyque environnement/économie/social du développement durable est visiblement une réalité vécue et assumée à l’aéroport de Genève. Il faut par conséquent dénoncer l’opération de dénigrement systématique des Verts, pour ne pas les nommer, qui ironisent sans cesse face aux investissements colossaux déployés par Genève Aéroport afin de contenir son empreinte environnementale. Si l’on peut comprendre les riverains que l’infrastructure aéroportuaire gêne, il est détestable de recevoir des leçons de morale de la part de ceux qui se targuent d’être des citoyens « responsables », à la différence de tous les inconscients qui ont l’audace de prendre l’avion pour des besoins autres que professionnels.

05/10/2018

La voie solitaire n'est pas dans l'ADN de la Suisse!

C’estcommerce, autodétermination, initiative, Horizon 2020, isolationnisme, 25 novembre sous le slogan mensonger de l’autodétermination que l’initiative du 25 novembre prochain tentera de séduire la population et les cantons. Mais on ne doit pas tomber dans le piège : ce texte est une bombe en puissance. En cas d’application, il risque de faire péricliter des siècles de bonnes relations de la Suisse avec le reste du monde. En instituant la primauté du droit helvétique sur le droit international, c’est une balle dans le pied que se tirerait Dame Helvétie, à l’image du dessin de campagne des opposants. La récente mobilisation des entrepreneurs romands devant les médias le prouve, l’enjeu est déterminant non seulement pour la diplomatie, mais pour toute notre économie.

Si la faitière economiesuisse a lancé sa campagne de façon si active, c’est que plus de 600 traités sont menacés, couvrant des sujets allant du commerce à la propriété intellectuelle. En fait, on estime à 97 000 le nombre d’entreprises bénéficiant chaque jour des avantages de ces traités. Bien que non membre de l’UE, notre pays s’est bâti sur un astucieux réseau de coopération. Ignorer ce cadre juridique revient à ignorer la réalité des activités nationales : 9 entreprises exportatrices sur 10 sont des PME et la Suisse gagne près de 2 francs sur 5 à l’étranger ; à Genève, c’est même un franc sur deux. On n’ose pas imaginer les mesures de rétorsion qui découleraient d’une acceptation, alors même que Berne tente de calmer le jeu avec Bruxelles. Comment un petit patron genevois serait-il crédible auprès de son client étranger, qui serait considéré comme un partenaire inférieur, voire indésirable ? On ne peut pas dire que le peuple suisse doive se plier sans sourciller à la vindicte d’instances internationales. Comment expliquer sinon qu’il ait pu refuser l’EEE en 1992 et accepté d'adhérer à l'ONU en 2002 ? Notre Constitution autorise à se défaire d’un traité le cas échéant sans qu’on ait à tout détricoter.

L’expérience de février 2014 sur l’immigration de masse ne doit pas se répéter. Les dégâts d’image qui en ont suivi ont été désastreux. Quant aux dégâts sur l’économie, n’en parlons pas. Selon un rapport fédéral, ce texte aurait coûté 1,4 milliard à la seule recherche nationale, puisque de 2014 à 2016, l’accès au programme européen Horizon 2020 avait été quasiment verrouillé.

Il n’y a pas que la droite patronale qui se batte contre cette initiative, mais un comité représentant tout l’éventail politique. Contrairement à ce que pensent les isolationnistes, la voie solitaire ne figure pas dans l’ADN de la Suisse. La politique étrangère doit se baser sur des rapports de confiance et non de force. Vous l’aurez compris, la CCIG va se mobiliser jusqu’au dernier jour pour que l’on vote NON le 25 novembre prochain!

23/01/2017

FORTA : une alliance de plus en plus large

Le camp des partisans à la création du fonds qui va permettre à la Suisse d’améliorer son réseau de transport pour les routes nationales et les agglomérations se renforce de jour en jour.

De nombreux élus verts et socialistes et non des moindres (Nuria Gorrite, Daniel Brélaz, Didier Berberat, Claude Hêche, Stéphane Rossini, Manuel Tornare, entre autres) ont décidé de le soutenir. L’alliance en faveur d’une paix des transports et d’une vraie complémentarité entre le rail et la route s’élargit et c’est très réjouissant pour le bien de tous les citoyens.

Ce fonds FORTA est indispensable pour réaliser plusieurs projets dans notre région, qu’il s’agisse de l’élargissement de l’autoroute entre Coppet et Nyon, de nouvelles lignes de trams et éventuellement, de la Traversée du Lac que les électeurs ont largement soutenue en votation l’an dernier. C’est la seule solution pour supprimer les bouchons sur les autoroutes et alléger le trafic routier dans les villes. Dans ces conditions, les arguments des rares adversaires, qui nous promettent des déserts de béton et de goudron, sont tellement excessifs qu’ils en deviennent insignifiants.