14/05/2014

TPG et P+R: se plaindre ou avancer, il faut choisir !

Poursuivre le développement des transports publics et donner des possibilités supplémentaires aux automobilistes pendulaires de les utiliser : c’est en résumé la question à laquelle devront répondre les Genevois ce dimanche.

Le réseau de transports publics s’est accru de 40 % au cours des dix dernières années et la fidélisation des utilisateurs, notamment des jeunes, a été au centre de la stratégie des TPG. Si l’initiative – qui demande que les tarifs soient revus à la baisse pour certaines catégories d’usagers et inscrits dans la loi -  est acceptée, ce sont quelque 20 millions qui seraient perdus, soit l’équivalent du coût de fonctionnement de deux lignes urbaines. De plus, pénaliser les jeunes de 18 à 25 ans, à qui l’initiative refuse les tarifs réduits pour leurs abonnements, est une aberration puisqu’il s’agit d’un âge charnière pour fidéliser une clientèle.

La fluidité du trafic en ville dépend, entre autres paramètres, du nombre de véhicules qui s’y trouve. Donner la possibilité aux pendulaires de laisser leur véhicule dans un parking-relais en périphérie de l’agglomération et d’emprunter les transports publics pour y pénétrer est un moyen incitatif et efficace de restreindre le trafic de transit à Genève.

Refuser l’initiative sur les TPG et accepter la construction de P+R en France voisine sont deux bons pas en direction d’un trafic allégé en ville. Se plaindre indéfiniment ou avancer, dimanche, les Genevois devront choisir !

06/05/2014

P+R en France : la mauvaise foi des adversaires

Trop facile de mettre le doigt sur les problèmes sans apporter une once de solution ! trop facile de mélanger tous les problèmes de Genève (financement des écoles, dette du canton, etc.) pour justifier de refuser que le canton co-finance, à hauteur de 3,19 millions de francs la constructionde 5 parkings d'échangeen France voisine. En réalité, il faut que les électeurs acceptent ce projet soumis au vote le 18 mai, car il s’agit d’un projet utile, surtout pour nous les Genevois.

Le projet s’inscrit dans le cadre du projet d’agglomération 2e génération, qui prévoit une enveloppe de 240 millions destinés au financement de projets transfrontaliers. Afin d’assurer une légitimité politique à ces derniers, Genève a décidé de faire accepter chaque proposition par le Grand Conseil. Dans le cas présent, tous les partis ont approuvé le projet, à l’exception du MCG, référendaire. L’UDC l’a ensuite rejoint dans le camp des opposants.

Si Genève a décidé de participer à ce projet, c’est parce qu’il aura un impact direct et conséquent sur le canton. En effet, les parcs-relais prévus seront situés à proximité immédiate de la frontière et d’axes routiers structurants. Destinés à accueillir un millier de voitures, ils déchargeront d’autant les routes du canton, puisque ce sont autant de véhicules qui ne viendront plus grossir les embouteillages.

L’intérêt de Genève ne s’arrête à la question de la circulation, il est également financier. Les terrains sont rares et chers dans notre canton et la construction de parkings se heurte quasiment toujours à des oppositions coûteuses et chronophages.

Par ailleurs, construire des parkings sur notre territoire est nettement plus onéreux : une place dans un parking souterrain coûte au moins 50'000 francs à Genève !

Autre avantage du projet soumis au vote, le canton n’aura pas à assumer les frais de fonctionnement annuels des nouveaux parkings.

Moins de 3,2 millions pour des infrastructures qui permettront de soulager les routes genevoises est à l’évidence une opération gagnante pour les Genevois.

 

 

 

11:49 Publié dans Circulation, Genève, Politique genevoise, Stationnement | Tags : p+r, frontaliers, votation cantonale | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

31/01/2014

Traversée de la Rade : un contre-projet ? et pourquoi pas ?

Émoi dans le landerneau politique depuis que la commission des transports du Grand Conseil a rejeté l’initiative « pour une traversée de la Rade » (IN 152) et s’est montrée favorable à l’idée d’élaborer un contre-projet. Lors de son audition, le Groupement Transports et Economie (GTE) avait estimé qu’envisager l’élaboration d’un contre-projet n’était pas dénué d’intérêt. La Genève de 2014 n’est plus celle de 2004 et il faut en prendre acte avant de plaquer sur cette nouvelle Genève un projet datant de dix ans sans en changer un iota.

Le projet à l’origine de l’initiative 152 avait reçu le soutien du GTE. Mais il avait ses limites, déjà à l’époque. Ainsi, la traversée urbaine ne résolvait pas les problèmes de mobilité du canton et de la région en raison de son périmètre d’influence restreint au centre-ville.

Les études de trafic ont été actualisées ces derniers mois. Si l’on considère l’heure de pointe du soir, sur les principaux tronçons concernés, le trafic augmenterait considérablement à l’horizon 2020: Rue de Lausanne + 40%, Avenue de France +50%, Quai Gustave-Ador +20%, rampe de Cologny +30%, Route de Malagnou +10%. Le trafic sur le Pont du Mont-Blanc diminuerait en revanche de 45%. Pour éviter la saturation des carrefours d’accroche (Avenue de France, Port-Noir, Route de Malagnou), aucune solution idéale n’a encore été présentée.

Les projections de développement de la région calculées en 2004 se sont révélées erronées : la population avait été évaluée à 830'000 habitants, elle était déjà de 918'000 en 2012 ; le nombre d’emplois avait été estimé à 424'000, il a atteint 440'000 voici deux ans. De plus, les projets tels que le CEVA, le futur élargissement de l’autoroute et la grande traversée du lac ont aussi changé la donne.

La grande traversée est finançable par la Confédération, voire par un partenariat public-privé. Elle est absolument indispensable pour le développement du canton et le désengorgement du centre-ville. La traversée urbaine devrait être financée par le canton, pour un montant estimé aujourd’hui à plus d’un milliard de francs. À l’heure où les finances genevoises sont à la peine, il faut éviter de compromettre la réalisation d’autres projets routiers essentiels (route des nations, Genève Sud, par exemple). Dans ces conditions, le GTE estime qu’il vaut la peine que le Grand Conseil se donne le temps d’examiner la meilleure solution possible et réfléchisse à un contre-projet, dont à ce stade – il est prématuré de dessiner les contours.

13:17 Publié dans Circulation, Politique genevoise | Tags : in 152, traversée de la rade, traversée du lac | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |