06/05/2014

P+R en France : la mauvaise foi des adversaires

Trop facile de mettre le doigt sur les problèmes sans apporter une once de solution ! trop facile de mélanger tous les problèmes de Genève (financement des écoles, dette du canton, etc.) pour justifier de refuser que le canton co-finance, à hauteur de 3,19 millions de francs la constructionde 5 parkings d'échangeen France voisine. En réalité, il faut que les électeurs acceptent ce projet soumis au vote le 18 mai, car il s’agit d’un projet utile, surtout pour nous les Genevois.

Le projet s’inscrit dans le cadre du projet d’agglomération 2e génération, qui prévoit une enveloppe de 240 millions destinés au financement de projets transfrontaliers. Afin d’assurer une légitimité politique à ces derniers, Genève a décidé de faire accepter chaque proposition par le Grand Conseil. Dans le cas présent, tous les partis ont approuvé le projet, à l’exception du MCG, référendaire. L’UDC l’a ensuite rejoint dans le camp des opposants.

Si Genève a décidé de participer à ce projet, c’est parce qu’il aura un impact direct et conséquent sur le canton. En effet, les parcs-relais prévus seront situés à proximité immédiate de la frontière et d’axes routiers structurants. Destinés à accueillir un millier de voitures, ils déchargeront d’autant les routes du canton, puisque ce sont autant de véhicules qui ne viendront plus grossir les embouteillages.

L’intérêt de Genève ne s’arrête à la question de la circulation, il est également financier. Les terrains sont rares et chers dans notre canton et la construction de parkings se heurte quasiment toujours à des oppositions coûteuses et chronophages.

Par ailleurs, construire des parkings sur notre territoire est nettement plus onéreux : une place dans un parking souterrain coûte au moins 50'000 francs à Genève !

Autre avantage du projet soumis au vote, le canton n’aura pas à assumer les frais de fonctionnement annuels des nouveaux parkings.

Moins de 3,2 millions pour des infrastructures qui permettront de soulager les routes genevoises est à l’évidence une opération gagnante pour les Genevois.

 

 

 

16/01/2014

Traversée de la Rade : un contre-projet ? et pourquoi pas ?

La commission des transports du Grand Conseil préconise d’étudier un contre-projet à l’initiative « pour une traversée de la Rade » (IN 152). Contrairement aux déclarations de M. Sylvain Thévoz sur son blog, le Groupement Transports et Economie (GTE) n’a jamais déclaré que l’initiative en question était « pourrie », ceci pour la simple raison que les associations membres du GTE n’ont pas encore pris position sur celle-ci. Tout au plus, le GTE arrive-t-il à la conclusion que la Genève de 2014 n’est plus celle de 2004 (année de présentation du projet de contournement Est de Genève, soutenu à l’époque par le GTE, projet repris par l’initiative) et que, dès lors, envisager l’élaboration d’un contre-projet est une démarche opportune car elle permet de tenir compte de cette évolution.

Les projections de développement de la région calculées en 2004 se sont révélées sous-estimées: la population avait été évaluée à 830'000 habitants, elle était déjà de 918'000 en 2012 ; le nombre d’emplois avait été pronostiqué à 424'000, il a atteint 440'000 voici deux ans.

De plus, les projets tels que le CEVA, le futur élargissement de l’autoroute et la grande traversée du lac (autoroutière) ont changé la donne.

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Enfin, dans le cadre de l’examen de l’initiative, l’Administration cantonale a actualisé les études de trafic réalisées au début des années 2000, démontrant qu’à l’heure de pointe du soir, la réalisation de la traversée de la Rade version 2004 pourrait provoquer une augmentation considérable du trafic sur les principaux tronçons concernés par l’ouvrage. Le trafic sur le Pont du Mont-Blanc diminuerait en revanche de 45%. Pour éviter la saturation des carrefours d’accroche (Avenue de France, Port-Noir, Route de Malagnou), aucune solution idéale n’a encore été trouvée.

La demande de mobilité continuera à augmenter – comme l’indique la stratégie cantonale Mobilités 2030 - et les transports publics ne seront pas en mesure d’absorber intégralement cette hausse. Il est donc indispensable que Genève développe aussi son réseau routier. La question qui se pose est donc la suivante : est-ce que la traversée de la Rade version 2004 est le meilleur moyen de régler les problèmes de circulation au centre-ville, pour aujourd’hui et surtout pour demain ?

L’UDC a fait montre d’un joli sens tactique en lançant l’initiative « pour une traversée de la Rade ». Les quelque 13'000 Genevois qui l’ont signée témoignent de la préoccupation de la population pour l’avenir de la circulation privée. Il s’agit maintenant de proposer à la population une réponse porteuse d’une vision stratégique. Dans ces conditions, le GTE estime qu’il vaut la peine que le Grand Conseil se donne le temps d’examiner la meilleure réponse et qu’il entre en matière sur un contre-projet.

Contrairement à ce qu’affirme Monsieur Thévoz, le GTE ne trouve donc pas l’initiative « pourrie ». Elle a permis de remettre l’enjeu sur la table. Mais, afin que la population puisse se prononcer sur un projet réellement mature, le GTE souhaite que la variante de traversée la plus adéquate soit identifiée, que ce soit celle proposée par l’initiative ou une autre. La mobilité des Genevois et des entreprises le vaut bien !

23/11/2013

Circulation à Rive : de qui se moque-t-on ?

Le 8 novembre dernier paraissait dans la Feuille d’avis officielle (p. 5), l’enquête publique relative à la pérennisation du changement de circulation instauré dans le quartier du rond-point de Rive le 10 décembre 2012, au titre de mesure à l’essai. Cette modification avait fait l’objet d’une pétition des commerçants et le rapport du Conseil d’Etat a été déposé le 25 juillet 2013 (P 1852-B). Le Groupement Transports et Economie (GTE), qui réunit les défenseurs d'une politique des transports axée sur les besoins des entreprises, admet que la mesure a eu des effets positifs sur la circulation des véhicules des TPG.

 

 

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Le GTE s’oppose cependant à la pérennisation de l’opération. Pour plusieurs raisons. La première de ces raisons est que le Département n’a pas respecté l’engagement qu’il avait pris devant le Grand Conseil lorsqu’il a répondu à la pétition des commerçants. En effet, le rapport 1852-B mentionne qu’un bilan sera effectué en consultant notamment les commerçants, les riverains et les TPG. Or selon les informations en notre possession, seuls les TPG ont été consultés, ce qui est inacceptable. Les bases manquent donc pour pouvoir juger de manière objective la pertinence du nouveau schéma de circulation. 

Le GTE demande également une analyse chiffrée des conséquences de l’opération sur le trafic individuel motorisé. À cette fin, il est nécessaire de rétablir l’ancien schéma de circulation pendant une phase test de 6 mois, exception faite des mesures prises pour améliorer les temps de parcours des trams et des bus, qui présentent un bilan satisfaisant. 

Sur le plan détaillé, le GTE accepte certaines modifications tandis qu’il en rejette d’autres. Nous renvoyons le lecteur intéressé à la réponse que le GTE a faite dans le cadre de l’enquête publique.

Enfin, une fois de plus, le GTE déplore le saucissonnage de la gestion de la circulation au centre-ville. Il existe en effet une vision globale de réaménagement du quartier de Rive autour du futur parking des Clés-de-Rive. Tant que ce parking ne sera pas réalisé, les mesures prises ne feront qu’entraver la circulation et la reporter ailleurs.