23/01/2017

FORTA : une alliance de plus en plus large

Le camp des partisans à la création du fonds qui va permettre à la Suisse d’améliorer son réseau de transport pour les routes nationales et les agglomérations se renforce de jour en jour.

De nombreux élus verts et socialistes et non des moindres (Nuria Gorrite, Daniel Brélaz, Didier Berberat, Claude Hêche, Stéphane Rossini, Manuel Tornare, entre autres) ont décidé de le soutenir. L’alliance en faveur d’une paix des transports et d’une vraie complémentarité entre le rail et la route s’élargit et c’est très réjouissant pour le bien de tous les citoyens.

Ce fonds FORTA est indispensable pour réaliser plusieurs projets dans notre région, qu’il s’agisse de l’élargissement de l’autoroute entre Coppet et Nyon, de nouvelles lignes de trams et éventuellement, de la Traversée du Lac que les électeurs ont largement soutenue en votation l’an dernier. C’est la seule solution pour supprimer les bouchons sur les autoroutes et alléger le trafic routier dans les villes. Dans ces conditions, les arguments des rares adversaires, qui nous promettent des déserts de béton et de goudron, sont tellement excessifs qu’ils en deviennent insignifiants.

13/01/2017

La guerre des transports : une recette qui garantit l’indigestion

Prenez un projet lié à la mobilité, ajoutez-y un monde associatif en mal de visibilité, une louche de mauvaise foi, mélangez bien, laissez mijoter très longtemps et servez bien chaud afin de s’assurer que tout le monde se brûle les doigts.

Telle est, en substance, la recette de l’aménagement des transports dans notre canton. Une recette ancestrale que certains milieux s’évertuent à inscrire quotidiennement au menu politique.

Or, à force, l’indigestion guette. Plusieurs associations annoncent ainsi avoir déposé un recours contre l’autorisation de construire de la future route des Nations. Motif avancé : l’autorisation de construire ne ferait pas suffisamment place à des mesures en faveur de la mobilité douce et des transports publics.

En matière de transports, on pensait pourtant la hache de guerre enterrée. En juin de cette année, la population genevoise plébiscitait en votation la loi « pour une mobilité cohérente et équilibrée », fruit d’un compromis âprement débattu au Grand Conseil. Cette loi, appelée à définir la manière dont le canton doit gérer les priorités en matière de politique des transports, fait une large place à la mobilité douce et aux transports publics, en particulier en ville. Lors de son adoption, elle a été présentée par ses auteurs comme le compromis qui mettrait un point final à la guerre des transports. Tout le monde ou presque s’y retrouvait et Genève allait pouvoir avancer.

L’encre de la loi est à peine sèche que l’on décide de remettre le couvert. Les recourants mettent en doute la réalisation des projets de transports en commun ? La loi sur le réseau des transports publics stipule pourtant très clairement que la ligne de tram 15 sera prolongée jusqu’au Grand-Saconnex dès que la route des Nations sera construite. Difficile d’être plus clair… En faisant recours contre la construction de la route des Nations, la réalisation de cette ligne de tram est donc potentiellement retardée. Comme quoi, les amis des transports publics ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

Qui plus est, la construction de la route des Nations implique des mesures de suppression du trafic de transit dans les communes adjacentes et en faveur de la mobilité douce. Les habitants de Genève, du Grand-Saconnex et de Pregny-Chambésy seront les premiers à en profiter au quotidien, ce qui est confirmé dans le rapport d’impact environnemental du projet.

Au final, ce recours doit être considéré pour ce qu’il est : un coup de publicité de ses auteurs, sans raison d’être et lancé au détriment de l’ensemble des Genevois. Espérons qu’il sera rejeté comme il se doit et que Genève pourra se prendre à rêver d’une percée positive sur le front de la mobilité cantonale.

09/05/2016

Traversée du lac : bouclons la boucle

traversée du lac, mobilité, circulation, transports,trafic, bouchons, IN 157, votations, embouteillages, Aux côtés de la quasi-totalité des partis politiques, les associations économiques genevoises sont mobilisées comme jamais en faveur de la Traversée du lac, qui sera soumise au vote dans un mois (IN 157 – OUI à la Grande Traversée du Lac). L’engagement des entrepreneurs sur le terrain doit être massif car, le 5 juin, le sort d’un des plus grands projets d’infrastructure de Genève sera scellé. La grande Traversée du Lac est capitale pour que la circulation à Genève ne soit plus un cauchemar pour les professionnels. Plus encore, elle améliorera la qualité de vie de l’ensemble des Genevois.

Les entreprises perdent chaque année des milliers d’heures dans les embouteillages au détriment de leur rentabilité, de leurs employés toujours plus stressés et des clients qui voient la facturation des déplacements s’envoler. En complément du prochain élargissement de l’autoroute de contournement, la Traversée du Lac permettra de boucler le périphérique autoroutier et donc de sortir du centre les véhicules qui ne font qu’y transiter. La durée des déplacements entre les deux rives sera fortement réduite ; on gagnera ainsi au moins 30 minutes pour aller d’Hermance à Coppet. Aux heures de pointe, les gains de temps seront encore plus importants.

En termes de circulation, les avantages du bouclement autoroutier sont évidents. Mais l’enjeu du 5 juin va au-delà. En effet, canaliser le trafic sur la ceinture autoroutière libérera de la voirie au centre du canton, ce qui permettra de rendre les transports publics plus rapides, de réaménager de l’espace en faveur de la mobilité douce et de créer de nouveaux espaces publics. L’initiative 157 en fait même une exigence, tout comme elle prévoit que l’Etat s’appuie sur cet ouvrage pour aménager les rives en concertation avec les communes.

Développer l’ensemble des modes de transports est une nécessité vitale pour Genève, car la demande de déplacement continuera à augmenter (+ 22% d’ici à 2030). Nous devons prendre aujourd’hui nos responsabilités pour ne pas laisser à la génération qui nous suivra un canton paralysé par les embouteillages.