09/05/2016

Traversée du lac : bouclons la boucle

traversée du lac, mobilité, circulation, transports,trafic, bouchons, IN 157, votations, embouteillages, Aux côtés de la quasi-totalité des partis politiques, les associations économiques genevoises sont mobilisées comme jamais en faveur de la Traversée du lac, qui sera soumise au vote dans un mois (IN 157 – OUI à la Grande Traversée du Lac). L’engagement des entrepreneurs sur le terrain doit être massif car, le 5 juin, le sort d’un des plus grands projets d’infrastructure de Genève sera scellé. La grande Traversée du Lac est capitale pour que la circulation à Genève ne soit plus un cauchemar pour les professionnels. Plus encore, elle améliorera la qualité de vie de l’ensemble des Genevois.

Les entreprises perdent chaque année des milliers d’heures dans les embouteillages au détriment de leur rentabilité, de leurs employés toujours plus stressés et des clients qui voient la facturation des déplacements s’envoler. En complément du prochain élargissement de l’autoroute de contournement, la Traversée du Lac permettra de boucler le périphérique autoroutier et donc de sortir du centre les véhicules qui ne font qu’y transiter. La durée des déplacements entre les deux rives sera fortement réduite ; on gagnera ainsi au moins 30 minutes pour aller d’Hermance à Coppet. Aux heures de pointe, les gains de temps seront encore plus importants.

En termes de circulation, les avantages du bouclement autoroutier sont évidents. Mais l’enjeu du 5 juin va au-delà. En effet, canaliser le trafic sur la ceinture autoroutière libérera de la voirie au centre du canton, ce qui permettra de rendre les transports publics plus rapides, de réaménager de l’espace en faveur de la mobilité douce et de créer de nouveaux espaces publics. L’initiative 157 en fait même une exigence, tout comme elle prévoit que l’Etat s’appuie sur cet ouvrage pour aménager les rives en concertation avec les communes.

Développer l’ensemble des modes de transports est une nécessité vitale pour Genève, car la demande de déplacement continuera à augmenter (+ 22% d’ici à 2030). Nous devons prendre aujourd’hui nos responsabilités pour ne pas laisser à la génération qui nous suivra un canton paralysé par les embouteillages.

Commentaires

"on gagnera ainsi au moins 30 minutes pour aller d’Hermance à Coppet."

Aïe, vous n'auriez pu prendre pire exemple pour démolir votre propos.
A combien estimez-vous le nombre de personnes qui font ce trajet ?

Contrairement aux projections de l'OFROU et des promoteurs de la traversée autoroutière du lac, je prétends que l'impact sur les bouchons au centre seront minimes car cette traversée ne concerne que le trafic de transit qui ne passe pas par le centre mais par l'autoroute de contournement.

Je déplore le caractère politique de ce projet à mille lieue des véritables préoccupations des Genevois. Et je dénonce un gaspillage de ressources indisponibles.

La seule traversée qui mérite encore attention c'est le projet Weibel, Genève, route et rail, dont, bizarrement, personne ne parle.
http://mobilite.blog.tdg.ch/archive/2014/05/15/geneve-route-rail-14-route-et-rail-qui-s-ignorent-255965.html

Et ne venez pas nous rappeler que nous ne votons que sur un principe. Ce serait faire insulte l'intelligence des citoyens. Nous nous prononcerons sur une traversée autoroutière qui n'inclut pas le ferroviaire et qui a déjà fait l'objet d'études avancées avec un tracé relativement précis.

Je parle ici en connaissance de cause avec près de 40 ans au volant d'un taxi dans notre canton. Je ne prétends pas que cette traversée n'est pas nécessaire mais j'attends un peu plus d'objectivité et d'honnêteté de votre part sur les moyens disponibles et le véritable résultat escompté.

Mais là je rêve un peu, car en politique l'honnêteté est un signe de faiblesse qui est un luxe de looser. Dommage.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/05/2016

@Pierre Jenni : effectivement, de nombreuses études ont déjà été réalisées. C’est d’ailleurs grâce à ces études que l’on sait que la Traversée du Lac est un projet nécessaire pour l’avenir de notre canton, ce dont vous vous dites vous-mêmes quasi convaincu à la fin de votre commentaire.

Mais je persiste : il est faux de dire que l’on vote sur un projet définitif. Le texte de l’initiative est très clair à ce sujet : on vote sur le principe. Oui, les études que vous mentionnez ont permis de débroussailler quelque peu le terrain et de dresser les contours approximatifs d’un tracé possible. Mais on ne vote pas sur un projet définitif, ficelé et « prêt à l’emploi ». Il est ainsi par exemple prématuré de dire si la Traversée se fera sous forme de pont ou de tunnel, et ainsi de suite. Ce choix se fera suite à des études complémentaires dans les années à venir et toutes les variantes seront étudiées, y compris la proposition de Monsieur Weibel.

Enfin, concernant les statistiques de baisse du trafic en ville suite à la mise en service de la Traversée du Lac, vous avez évidemment tout loisir de les mettre en doute si vous le souhaitez. Mais ces statistiques sont issues de projections sérieuses, conduites par le Département des transports et une multitude de bureaux d’études mandatées ces dernières années (vous en trouverez le détail sur le site Internet du Département : http://ge.ch/mobilite/politique-de-la-mobilite/les-grands-projets/les-grandes-infrastructures-routieres/elargissement-autoroutier-et-traversee-du-lac/la-traversee-du-lac-4#Impact).

Écrit par : Nathalie Hardyn | 11/05/2016

Merci pour ces explications. Je suis indépendant et je confirme que Genève aujourd’hui, c’est l’enfer pour les livraisons. La situation a empiré cette dernière décennie et aucun nouveau projet routier n’a été réalisé. Au bout d’un moment, ça ne passe juste plus. Il faut investir pour qu’on puisse enfin se déplacer de nouveau, sinon on ne pourra juste plus circuler du tout. Les bus et les vélos c’est bien, mais pour livrer des meubles et approvisionner nos clients c’est quand même un peu limite…

Écrit par : Pascal R | 10/05/2016

Réponse à Monsieur Jenni : ben moi le trajet rive gauche-rive droite je le fais tous les jours pour le boulot, entre Corsier et le quartier des Nations. Hermance à Coppet c’est la même chose niveau distance, c’est juste un exemple. Vous voulez vraiment critiquer pour critiquer. Je dois prendre ma voiture pour des questions d’horaire (et puis de toute façon, les transports publics à Corsier…). On est nombreux dans ce cas, contrairement à ce que vous dites. Je perds un temps énorme dans les bouchons chaque jour, l’autoroute de contournement et le pont du Mont-Blanc sont toujours bouchés à mort. Oui à la traversée du lac ! On ne construit plus rien à Genève. Trop cher, pas assez comme ci, pas assez comme ça, etc. et entretemps tout est bloqué. Il faut arrêter. On a eu de l’argent pour l’autoroute, on a eu de l’argent pour le CEVA, on a eu de l’argent pour les trams. Il suffit d’avoir de la volonté de trouver des solutions. Si on raisonne comme vous, on n’aurait jamais construit quoi que ce soit. Faut avoir un peu d’ambition dans la vie…

Écrit par : C'est-la-vie | 10/05/2016

Qu'on se comprenne bien. Je suis favorable à un tel ouvrage.
Mais je dénonce la manière de le vendre et doute des moyens disponibles.
Le péage qui devrait être une garantie pour les investisseurs privés (mentionnés dans le texte soumis au vote) devra être trop conséquent et donc dissuasif.
Il est facile de voter sur un principe, mais si c'est pour s'écharper ensuite sur un tracé, un pont ou un tunnel, un accès ferroviaire, piéton ou cycliste, nous n'avancerons pas beaucoup.
Le site que vous nous donnez en lien ne parle que du projet du Conseil d'Etat.
Aucun automobiliste sensé qui veut passer d'une rive à l'autre ne fera le détour et encore moins les taxis qui facturent au kilomètre.
Cet ouvrage est véritablement destiné au trafic de transit qui, pour le moment, emprunte le contournement ouest, d'où la raison de sa saturation et le projet d'élargissement. Il ne sera donc pas possible de créer un hypercentre dédié à la mobilité douce car il faudra permettre les flux d'un trafic qui augmente chaque année.
Si les initiants avaient étés plus clairs sur d'éventuelles options, je pourrais revoir ma position. Mais ici, nous ne parlons jamais du projet Weibel ni d'aucun autre tracé. Je trouve cela malhonnête.
Imaginons que nous acceptons le principe mais que le peuple refuse le tracé proposé au final. Que se passera-t-il ?
Le CE pourrait même passer en force muni d'un article constitutionnel...
Et rien ne garantit que le projet sera soumis au souverain.

Écrit par : Pierre Jenni | 11/05/2016

Voilà, j'ai bien lu les recommandations de vote et, bien que cela ne figure pas dans le texte de loi, l'initiative ne parle que d'une traversée autoroutière du lac, loin du centre. Rien à voir avec le projet Weibel donc.
C'est circulez, il n'y a rien à voir. A prendre ou à laisser.
Je laisse donc. Bon courage !

Écrit par : Pierre Jenni | 12/05/2016

la 157 du PLR force la main des électeurs, par ce vote de principe à inscrire dans la constit genevoise, d'un seul axe routier

forcer la main des citoyens, c'est pas bien le PLR: vote sanction d'un projet trop imbu de lui-même pour se compléter de fermer la boucle du contournement, par voie de tram ou ferroviaire.
trop bête! à cause de ce modus tordu bloquant la voie à tout meilleur projet , c'est une fois de plus NON! à la rade mal traversée

PLR & BTP français intéressés: va falloir revoir vos copies.
à nos élus: à force de rejeter les projets ingénieux de l'ingénieur suisse Weibel, on va finir par s'imaginer que vos intérêts privés passent avant ceux des suisses.

Écrit par : divergente | 12/05/2016

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