09/08/2013

Je défends les entreprises et j’assume

PLR, Grand ConseilIl a suffi de poster sur Facebook une affichette montrant le visage de cinq candidats PLR (dont l’auteur de ces lignes) sous le slogan « Dédiés à l’économie » pour s’attirer les foudres (c’est la saison en même temps !) d’une candidate de la gauche dure clamant que « le libéralisme n’a pas le monopole du mot économie », paraphrasant – de manière cocasse, mais un peu « datée»– un ancien président de la République française … de droite.

 

Et la candidate de poursuivre : on va voir ce qu’on va voir, l’extrême-gauche va revenir au Grand Conseil le 6 octobre et il en sera fini de ceux qui sont au service de « la voracité de quelques requins », des « gros actionnaires des grosses sociétés » et des « sociétés de trading qui (…) sont des grosses vilaines antipathiques qui puent du bec » (sic). Tant de clichés en si peu de lignes !

 

Quelques précisions s’imposent donc.

 

Défendre l’économie, c’est naturellement défendre les quelque 300 grandes entreprises qui assurent plus de 79'500 emplois à Genève mais c’est aussi - et surtout défendre - les 20'958 PME qui représentent 98,6% des entreprises à Genève et qui fournissent près de 150'000 emplois (OCSTAT,chiffres de 2008). C’est défendre les branches qui sont les plus gros contribuables du canton (services financiers, commerce de gros, horlogerie), mais aussi le commerce de détail, par exemple.

 

Défendre l’économie, c’est défendre l’économie locale, l’économie des ressources, la diversité du tissu économique. C’est aussi s’engager pour un Etat économe et des finances publiques saines.

 

Défendre l’économie, c’est défendre les entrepreneurs qui créent des emplois et assurent, grâce à leurs impôts, le filet social dont les mailles sont bien serrées à Genève. Ce n’est pas cautionner de rares dérives, par exemple les parachutes dorés.

 

Défendre l’économie, c’est défendre toutes les entreprises de manière équilibrée, parce qu’il n’y a pas d’un côté les gentilles entreprises sociales et solidaires, la jolie économie verte et de l’autre les gros vilains riches et la méchante économie qui pollue.

 

Défendre l’économie, c’est enfin défendre les contribuables, qui paient beaucoup d’impôts pour permettre à 30% des citoyens de ne pas en payer du tout.

10:20 Publié dans Economie, Genève, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Quand l'économie se porte bien, il n'y a pas grand mérite à la défendre. Vous me direz que c'est dans l'adversité qu'il y a lieu de prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir les entreprises, petites et grandes, à flot.

Le problème, c'est que la défense des entreprises passe souvent, pour ne pas dire toujours, par des licenciements avec l'argument massue habituel: si l'on n'en licencie pas quelques-uns, il faudra fermer l'entreprise et licencier tout le monde.

Je ne partage pas particulièrement les idées de gauche sur l'économie, pas plus que celles d'une certaine droite qui érige la défense de l'économie en dogme et qui met les hommes à son service, que dis-je à sa merci !

Et si aujourd'hui il y a une initiative visant à plafonner le salaire des dirigeants à douze fois celui des plus modestes, c'est parce que l'arrogance de certains patrons à dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer.

Aussi bien défendre l'économie, c'est aussi rappeler à ces capitaines d'industrie qu'on ne peut pas simplement s'arroger des droits et des salaires que la simple décence devrait condamner.

Après avoir pris une baffe avec l'initiative Minder, EconomieSuisse a du souci à se faire si elle ne souhaite pas en prendre une deuxième avec l'initiative 1:12.

Le souverain a toujours raison. Il n'est jamais trop tôt de s'en souvenir.

Écrit par : Michel Sommer | 09/08/2013

Madame,

Même si je ne partage pas la naïveté de vos propos, votre argumentaire idéologique aurait pu me paraître rationnellement acceptable...

... Jusqu'à cette terrible dernière phrase méprisante.

Je vous rassure cependant sur un point: les 30% de personnes que vous mentionnez préféreraient certainement avoir les moyens de payer des impôts plutôt que d'être dans leur situation financière actuelle.

Il ne s'agit aucunement d'une question de choix, croyez-moi.

Cordialement

Écrit par : Marko Bandler | 09/08/2013

Je regrette que mes propos aient visiblement été mal interprétés et me permets donc d’apporter une précision.

Ce que j’ai voulu mettre en avant est le fait que pour financer un Etat social fort et lui permettre de venir en aide aux moins privilégiés, il faut que les entreprises et les entrepreneurs puissent se développer et prospérer dans les meilleures conditions possibles. Une économie florissante se traduira par des rentrées fiscales solides, permettant de financer un filet social efficace et, j’en suis convaincue, ô combien nécessaire. En effet, avant de pouvoir distribuer des richesses, il faut les créer.

Je suis donc convaincue que se battre pour que les entreprises puissent bénéficier des meilleures conditions possibles revient à assurer tant la bonne santé économique de notre canton qu’une cohésion sociale qui constitue le socle de notre prospérité à tous. Ne tombons donc pas dans le piège qui consiste à opposer politique sociale efficace et politique économique favorable à l’entreprenariat !

Écrit par : Nathalie Hardyn | 09/08/2013

" pas plus que celles d'une certaine droite qui érige la défense de l'économie en dogme et qui met les hommes à son service, que dis-je à sa merci ! "

Dans une société libéral c'est l'individu qui fait l'économie et qui la met à son service et non le contraire. L'homme est à la merci de l'économie dans les économies planifiées par l'état puisqu'il na pas le choix d'entreprendre pour lui-même.

" Aussi bien défendre l'économie, c'est aussi rappeler à ces capitaines d'industrie qu'on ne peut pas simplement s'arroger des droits et des salaires que la simple décence devrait condamner ".

Pour une économie planifiée par l'état oui. Mais pas pour une économie libérale. L'état n'a pas à s'ingérer dans la politique salariale d'une entreprise privée. Elle n'en a pas les compétences. Les salaires des managers dépend de la responsabilité individuelle de l'entreprise. Personne ne peut décrété par des lois où se situe la limite salarial d'un patron puisque chaque entreprises qui est individuelle est différente les une des autres.

L'initiative Minder et celle des JSS c'est de l'économie socialiste administrée par l'état. Rien de mieux pour inciter les investisseurs privés pour aller voir ailleurs où l'état s'ingère moins dans l'économie privée.

D.J

Écrit par : D.J | 09/08/2013

Je ne suis pas étonnée de la réaction de l'extrême-gauche à votre "post" sur Facebook, c'est faire preuve de manque d'ouverture, les uns et les autres devraient être complémentaires et non adversaires.

Facile à écrire, mais difficile à faire comprendre.

Sans les entreprises privées telles que vous les citez, il y aurait encore plus de chômeurs, hommes ou femmes. Le faire comprendre est toujours compliqué, la gauche ne voit que des capitalistes gourmands (d'argent) et rien d'autre.

DJ dans sa conclusion l'a très bien érit.

Écrit par : MBA | 09/08/2013

Pauvre petite communiste ... laissez-la rêver, c'est de son âge ... ingrat.
L'Histoire du "Grand Soir" date vraiment ... elle ne doit pas être au courant que le Mur de Berlin est tombé.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 09/08/2013

En lisant l'article de son blog, je suis sur que c'est Magali Orsini qui vous a attaquée.
Elle écrit posséder une entreprise, ce que j'en doute.
J'ai eu connu cette dame, en préparation des élections pour la Constituante.
Ensuite, j'ai connu son fils, au parti libéral.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10/08/2013

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